L'Europe et le monde au XIXème siècle

PARTIE 2 : L’EUROPE ET LE MONDE AU XIXème SIECLE

 

Chapitre 4 : L’Europe de la ‘’révolution industrielle’’  (XIX è siècle)

Chapitre 5 : Conquêtes et sociétés coloniales (XIX è siècle)

 

Chapitre 4 : L’EUROPE DE LA ‘’REVOLUTION INDUSTRIELLE’’  (XIX è siècle)

Introduction : La révolution industrielle provoque en En  Europe au XIX è siècle des changements sociaux, politiques et économiques importants.

Problématique : Comment les sociétés européennes sont-elles bouleversées au temps de la révolution industrielle ?

Plan :   I. Découverte :

1.   L’industrie à Manchester au XIX siècle

2.   Les européens et la révolution industrielle

   II. L’Europe de la révolution industrielle

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1.       Découverte :   1. L’industrie à Manchester au XIX siècle

Les principales activités industrielles  de Manchester sont la fabrication de locomotives et l’industrie textile. 

Les deux modes de transports lés à l’usine sont le transport fluvial et le transport ferroviaire.

Dans son travail l’ouvrier est dépendant  des conditions imposées par l’organisation de l’usine ; il doit s’adapter à la précision des machines, à leurs mouvements incessants ainsi qu’à leur puissance.

Le travail des ouvriers est pénible non seulement parce qu’ils travaillent  durant de longues heures mais encore parce que l’environnement  est pollué (fumée, poussière, etc.).

La révolution industrielle transforme les paysages avec le développement des villes où de nouvelles industries s’implantent. Elle marque aussi le travail qui se fait désormais  dans l’usine dans des conditions difficiles.

Enfin la révolution industrielle marque la société. Par exemple, les femmes et les enfants travaillent au même titre que les hommes.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2.    Les européens et la révolution industrielle

Les conditions de vie des ouvriers sont pénibles. Ils travaillent dans des usines où la pollution est souvent très forte ; Ils travaillent plusieurs heures par jour et vivent le plus souvent dans une extrême pauvreté. Leur misère est extrême.

Selon M. Bundy adjoint au maire du Creusot,  les Schneider sont des patrons paternalistes  qui se soucient du bien-être de leurs ouvriers. Ils font des œuvres de bienfaisance comme la construction d’un hôpital pour soigner les malades.

Le syndicat demande la réduction des heures de travail ; ses arguments sont  que la réduction des heures de travail entraine la hausse des salaires, la baisse du chômage, l’amélioration de la santé, etc.

 
 

 

 

 

 

 

 

 


II. L’EUROPE DE LA REVOLUTION INDUSTRIELLE

                   

 

 

 

   II. L’Europe de la révolution industrielle

 

A.   Le XIXème siècle, siècle de l’industrialisation

Au XIX ème siècle, les machines se multiplient grâce au moteur à vapeur qui marche au charbon. Cela permet le développement des industries. Vers la fin du XIXème siècle, les progrès de l’électricité et de la chimie se traduisent par de nombreuses innovations. L’invention du moteur à explosion permet l’apparition de l’automobile.

Les grandes entreprises se développent à côté des ateliers qui subsistent encore. Les grandes usines appariassent. Les ouvriers de plus en plus nombreux travaillent sur des machines qui fonctionnent d’abord à la vapeur  puis à l’électricité.

Les paysages s sont transformés : dans les villes des quartiers industriels apparaissent pendant que les campagnes sont modernisées avec la mécanisation et l’emploi des engrais. La révolution des transports à la fin du XIX ème siècle est à l’origine de la première mondialisation.

B.   Des sociétés bouleversées

L’amélioration de la manière de travailler qui permet la révolution industrielle avec la mécanisation par exemple libère une main d’œuvre nombreuse : les paysans appauvris  migrent vers les villes ou à l’étranger.

La naissance d’un prolétariat est favorisée par les machines et les usines. Les prolétaires vivent dans des conditions difficiles mais quelques lois sociales apparaissent peu à peu.

La bourgeoisie s’enrichit grâce au commerce et à l’industrie. A la fin du XIX ème siècle les classes moyennes  apparaissent ; elles travaillent dans les magasins, les banques, l’administration.

C.   Un siècle d’idées nouvelles

Le niveau de vie s’améliore mais les sociétés européennes restent inégalitaires. Avec la misère des ouvriers, les élites craignent la révolution.  Les ouvriers s’organisent en syndicats  pour défendre leurs intérêts. De nouvelles idées apparaissent : le libéralisme  et le socialisme.

Avec les découvertes scientifiques les hommes veulent à chaque question, une réponse fondée sur la raison. Darwin élabore sa théorie sur l’évolution des espèces ce qui remet en causes la théorie religieuse de l’origine de l’homme. Entre 1815 et 1848 des mouvements nationaux se développent en Europe. En 1848 des émeutes éclatent  dans toute l’Europe. Les Hongrois proclament leur indépendance ; les Allemands et les Italiens veulent l’unité. Tous ces mouvements sont  réprimés.

 

 

 

 

 

Etudes de cas : 1. La révolution des transports au XIX ème siècle           P86      

Au XIXème siècle des moyens de transports variés se développent : chemin de fer, automobile, bateau. La circulation des personnes devient alors plus rapide. De Londres à Edimbourg le voyage se fait en moins de 14 heures en 1850 contre 45 par diligence 20 ans avant ; de Paris à Marseille le train met 14 heures en 1887 alors que le voyage durait 80 heures en 1834.

La circulation des marchandises s’accélère aussi. Le train et les bateaux permettent de transporter de grandes quantités de marchandises. De 1840 à 1913, les exportations de marchandises en Europe sont multipliées par 17.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 


  

      2.  Le XIXème, siècle de la bourgeoisie       P88

        

 

Les bourgeois selon Engels forment une classe immorale préoccupée seulement de s’enrichir sur le dos des la classe ouvrière. ‘’Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu qu’il gagne de l’argent.’’

Pour Emile Souvestre, c’est tout le contraire : le bourgeois n’a pas de vie de famille ; sa joie c’est son travail et la bonne marche des ateliers.

Certains bourgeois à l’image des Boucicaut (Aristide et Marguerite) se soucient de leurs employés. En 1786 Aristide crée une caisse de prévoyance pour la maladie et la retraite de ses employés.

Les bourgeois ont du temps pour les loisirs et la détente. Ils fréquentent des cafés chics où ils discutent…

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chapitre 5 : CONQUETES ET SOCIETES COLONIALES  (XIX è siècle)

Introduction : L’esclavage est définitivement aboli au XIX è siècle et la domination des Européens sur le monde est renforcée par une nouvelle vague de conquêtes.

Problématique : Comment la colonisation renforce-t-elle la domination européenne sur le monde ?

Plan :

I.                     Découverte

1.       Pourquoi coloniser ? Le cas de la France.

2.       Le partage colonial de l’Afrique : conquêtes et rivalités.

II.                   Conquêtes et sociétés coloniales (XIX è siècle)

 
 

 

 

 

 

 

 


I.             DECOUVERTE 

1. Pourquoi coloniser ? Le cas de la France              114-117

Pour Jules Ferry  la colonisation est un placement avantageux de capitaux : elle constitue un débouché pour l’industrie. En plus les races dites supérieures ont  le devoir  de civiliser les autres races.

Selon les documents  la colonisation permet l’accroissement de la production agricole et le maintien de la paix.

Les documents 2 et 4 illustrent le rôle humanitaire et civilisateur des races ‘supérieures’.

2.    Le partage colonial de l’Afrique : conquêtes et rivalités

Les puissances qui ont colonisé l’Afrique sont : la France, le Royaume Uni, le Portugal, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique et l’Italie.

Les Européens imposent leur domination d’abord par la voie pacifique (commerce, évangélisation mais aussi par la force avec des interventions militaires.

Les populations locales accueillent d’abord les colonisateurs puis essaient de résister à leur volonté de conquête.

La France et l’Allemagne cherchent à contrôler les eaux territoriales au Maroc. Pour éviter le conflit un accord fait des concessions territoriales au Congo à l’Allemagne.

 

II.   CONQUETES ET SOCIETES COLONIALES AU XIX è siècle     120-121                                

 

A.    Les conquêtes coloniales

                      Au XIX è siècle, se développe l’exploration de régions inconnues d’Afrique et d’Asie. Les missionnaires viennent christianiser les peuples qu’ils rencontrent. Les compagnies commerciales cherchent aussi des débouchés et des ressources naturelles.

Les Européens veulent civiliser des populations jugées inférieures et lutter contre la traite négrière et l’esclavage aboli depuis 1848 dans les colonies françaises. Vers  la fin du XIX è  siècle les conquêtes deviennent plus intenses ce qui entraîne des rivalités et des tensions  entre puissances européennes. C’est ainsi que l’Allemagne et la France s’opposent en 1905 et en 1911 sujet du Maroc. Très souvent les Européens utilisent la force militaire. De 1839 à 1847 l’émir Abdel Kader oppose une résistance farouche en Algérie.  Dans les années 1890, au Dahomey (Bénin actuel), le roi Béhanzin résiste aussi.

En 1885 Berlin accueille une conférence au cours de laquelle les puissances européennes définissent les règles du partage de l’Afrique. En 1914, à l’exception de l’Ethiopie et du Libéria l’Afrique est entièrement colonisée.

B.   Domination et sociétés coloniales.

A côté des colonies de peuplement où s’installent  de nombreux colons (habitants venus de la métropole), il y a surtout des colonies d’exploitation qui fournissent des matières premières  et accueillent peu de colons. L’économie coloniale est organisée par et pour la métropole qui privilégie les cultures d’exportation au détriment des  cultures  locales. Les Européens exploitent les mines et construisent routes, chemins de fer et ports pour faciliter les échanges.

Les sociétés coloniales sont inégalitaires : le code de l’indigénat  donne aux populations  indigènes un statut inférieur à celui des citoyens français. Les indigènes sont souvent soumis au travail forcé et les travailleurs indigènes sont mal payés.

La culture et les habitudes des peuples colonisés sont bouleversées. Les indigènes  sont déchirés entre leurs traditions et l’influence occidentale.